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Les jeunes en souffrance

le Mercredi 02 fév 2011

 

Dans l’exercice de ma mission j’ai pu constater avec une grande souffrance quel impact avait la séparation  parentale sur certains adolescents. Je n’ai pas la prétention de trouver une solution ni d’avoir un jugement d’aucune sorte, je vous livre l’objet de ma recherche et de ma réflexion : Je suis très marquée par ce que vivent certains jeunes : « la séparation parentale » :

La séparation parentale fait actuellement partie du paysage social : aujourd’hui près d’un couple sur deux est destiné à se terminer par un divorce. Mais si de nombreux adolescents voient leurs parents se séparer, la fréquence de ces situations ne doit pas masquer la souffrance engendrée.
Quels sont les impacts pour les jeunes ? inévitablement les conflits parentaux.
Les difficultés des adolescents sont essentiellement liées aux conflits parentaux. Or, près d’un tiers des parents sont en conflits deux ans encore après  leur séparation. Plus le niveau de conflit est élevé, plus le jeune présentera des difficultés : agressivité, hyperactivité, dépression, anxiété, rejet .
A l’âge où s’opère en eux une mutation parfois douloureuse, tumultueuse et violente, les adolescents dans un tel mal être  peuvent n’avoir comme seule issue que l’adoption de « conduites défensives » opposition, provocation, auto-sabotage mais aussi mise en retrait dans l’isolement, manque d’envie, solitude. Par des actes provocants ou délictuels, ils se signalent auprès des adultes dans l’attente « d’être reconnus ». L’adolescence est un âge « contradictoire » où le « rejet de l’adulte est à la mesure du besoin que l’adolescent a ».
C’est sans doute là, que bien discrètement, dans les moments de doute, nous avons à intervenir, à s’arrêter pour faire une petite pause et à écouter.
L’Aumônerie , service d’Eglise auprès de tous les jeunes, baptisés ou non,  contribue à leur construction humaine et spirituelle à partir de ce qu’ils sont, où à partir de ce qu’ils vivent, et ce n’est pas toujours facile pour eux.
Etre animateur c’est se rendre compte, c’est écouter, entendre, parler, percevoir, être attentif, veiller…
 Le but de l’aumônerie des collégiens et lycéens est de permettre aux jeunes de grandir dans leur foi, de la découvrir, de la murir sans la dissocier du monde dans lequel ils vivent, des réalités qu’ils rencontrent. L’aumônerie est le partenaire de l’identité des jeunes, elle prend en compte ce qu’ils sont. Elle doit éclairer leurs doutes, les aider à s’affirmer, les aider à comprendre à relativiser à ne pas s’inquiéter outre mesure.
L’aumônerie est un lieu d’écoute et de partage, un lieu où il est permis de ne pas savoir, où les résultats ne comptent pas, où les performances n’ont pas court. Les jeunes sont accueillis comme ils sont, là où ils en sont. Notre mission est de leur montrer et de leur faire connaître le chemin qui les conduira au bonheur et de les aider à discerner ce qu’il y a de beau de merveilleux à vivre ! Rien n’est perdu d’avance, il faut faire confiance.
Lytta Basset dit : « tout me paraît donc se jouer dans notre perception de la détresse, de la soif de relation d’autrui, donc dans notre perception de son existence. Non que sa situation soit pire que la nôtre : on ne peut en aucun cas évaluer le degré de souffrance et de désespoir de quelqu’un. Mais si nous avons le privilège d’en être touchés, une brèche se fait dans ce désespoir qui semble sans issue….. »
Petite prière trouvée par hasard et retravaillée en petit groupe avec les jeunes :
Seigneur, dès mon enfance
Tu as déposé sur mon âme
Ta lumière, cette source de vie
A rayonner pour d’autres.
Pourtant aujourd’hui, je la vois là
Figée, paralysée
Gisant au fond de moi
Comme une pierre de marbre.
 
Alors aujourd’hui, je me tiens devant toi
En attente d’un miracle,
Je voudrais simplement que tu m’aides
A redonner son mouvement à ta lumière dans ma vie.
Ce désir de toi qui a résisté
A la traversée de tout mon temps, de ma vie
Prends-le
Je sais ce que tu peux faire avec peu.
 
Et encore, n’oublie pas ceux qui m’entourent
Et que j’aime et même ceux que j’aime moins
Et aussi ceux lointains que je ne connais pas.
Enfin tous ceux qui habitent notre terre
Et qui comme moi souffrent de perdre ta lumière
Seigneur, s’il te plait prépare-nous un miracle !
 
 
 

Article publié par AEP de Bavay • Publié Mercredi 02 février 2011 • 1120 visites

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